VI – Ce qui fait territoire

Des territoires pensés à la bonne échelle

Cette courte vidéo résume l’idée centrale du chapitre : avant de transformer un territoire, commençons par l’observer, afin de le faire évoluer sans effacer ce qui le rend unique.

Tous les déplacements ne répondent pas aux mêmes besoins ni aux mêmes échelles..

Certains trajets nécessitent des infrastructures capables de relier rapidement les territoires entre eux. D’autres concernent les déplacements du quotidien, les rencontres, les commerces de proximité ou les jeux des enfants.

Lorsque ces différentes échelles se confondent, les espaces de vie perdent souvent une partie de leur qualité.

Nous souhaitons encourager un urbanisme capable de mieux distinguer les espaces de transit des espaces de vie.

Les grands axes ont vocation à relier les paysages.

Les quartiers, les places, les centres-villes et les villages ont vocation à accueillir la vie quotidienne. L’enjeu est d’articuler ces fonctions harmonieusement.

De nombreuses villes ont progressivement déplacé une partie du trafic de transit en périphérie afin de redonner de l’espace aux habitants. D’autres ont développé des protections paysagères, des talus, des plantations, des promenades ou des voies dédiées, afin de préserver la tranquillité des quartiers tout en maintenant leur accessibilité.

Les grandes perspectives, les talus paysagers et les axes structurants ont longtemps permis de canaliser les flux tout en protégeant les espaces de vie. Cette recherche d’équilibre entre circulation et qualité du cadre de vie demeure aujourd’hui plus pertinente que jamais.

Nous souhaitons également encourager les continuités entre les espaces urbains et les espaces naturels. Ponts végétalisés, promenades arborées, corridors écologiques, chemins piétons ou cyclables peuvent contribuer à reconnecter des territoires parfois fragmentés par les infrastructures modernes.

L’urbanisme consiste alors moins à séparer qu’à créer des liens.

people crossing road near yellow train
A group of people walking down a street next to tall buildings

CHANTIER 6 : TERRITOIRES ET RÉSILIENCE

Un territoire résilient n’est pas celui qui n’a besoin de personne.

C’est celui qui conserve suffisamment d’autonomie pour rester libre de ses choix et suffisamment d’ouverture pour continuer à coopérer avec les autres.

C’est un territoire capable de répondre à une partie de ses besoins essentiels tout en restant connecté aux autres. Il sait produire une partie de son alimentation, de son énergie, de ses savoir-faire et de ses services. Il est moins vulnérable aux ruptures d’approvisionnement, aux crises économiques ou aux aléas climatiques. L’autonomie ne consiste pas à tout produire soi-même. Elle consiste à retrouver des marges de manœuvre.

Des bassins de vie démontrent déjà qu’une autre voie est possible. 

L’exemple d’Ungersheim, en Alsace, est sans doute l’un des plus emblématiques. Cette commune d’environ 2 000 habitants a engagé dès 2009 un vaste programme intitulé «21 actions pour le XXIe siècle ». Sous l’impulsion de son maire Jean-Claude Mensch, la commune a progressivement construit un projet reposant sur trois piliers : l’autonomie intellectuelle, l’indépendance énergétique et la souveraineté alimentaire. Une ferme municipale biologique a été créée afin d’approvisionner la cantine scolaire. Des jardins partagés ont vu le jour. La commune a investi dans les énergies renouvelables et multiplié les actions de sensibilisation citoyenne. Ancien territoire minier marqué par l’exploitation de la potasse, Ungersheim est devenu une référence internationale des villes en transition.

L’intérêt de cette expérience n’est pas tant d’avoir atteint une autonomie complète que d’avoir démontré qu’une commune pouvait engager une démarche cohérente sur plusieurs décennies en associant habitants, élus, entreprises et associations autour d’une vision commune.

À quelques centaines de kilomètres de là, Loos-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais, raconte une histoire tout aussi inspirante. Lorsque la dernière mine ferme en 1986, beaucoup prédisent un déclin durable à cette ancienne cité minière. Pourtant, sous l’impulsion de ses habitants et de ses élus, la ville entreprend progressivement une transformation profonde de son modèle de développement. Aujourd’hui, Loos-en-Gohelle est reconnue comme l’un des territoires pionniers de la transition écologique en France. La commune s’est engagée dans une stratégie de long terme associant rénovation énergétique, développement du solaire, agriculture biologique, implication citoyenne et expérimentation locale. Plus de 20 % du territoire communal est désormais consacré à l’agriculture biologique.

brown plant under orange sky
a group of people walking down a cobblestone street
brown deer on field
black and white photograph of elephant tusk holding person's hand

UNE PLACE RETROUVÉE POUR LE VIVANT

Pour des villes où les arbres, les sols vivants, l’eau, les animaux et les espaces naturels retrouvent pleinement leur place.

Les êtres humains ne devraient pas vivre coupés du vivant.

Nous souhaitons également voir émerger des villes davantage nourricières.

Depuis plusieurs décennies, une grande partie de nos espaces urbains est consacrée à des fonctions décoratives ou purement techniques. Pourtant, certains de ces espaces pourraient aussi contribuer à nourrir les habitants.

Partout où cela est possible, des arbres fruitiers, des plantes aromatiques, des petits vergers, des jardins partagés, des potagers collectifs ou des forêts nourricières pourraient compléter les aménagements existants. Non pour remplacer les espaces naturels ou les espaces de détente, mais pour réintroduire au cœur de nos villes le lien fondamental entre l’être humain et son alimentation.

L’objectif n’est pas de transformer chaque parc en exploitation agricole, mais de faire en sorte que la nourriture redevienne visible. Que les enfants sachent reconnaître un pommier, un noisetier ou un plant de tomates. Que chacun puisse participer, même modestement, à la production d’une partie de ce qu’il consomme.

De nombreuses communes organisent déjà des concours de villes fleuries. Pourquoi ne pas imaginer également des concours de villes nourricières, valorisant les initiatives qui favorisent l’autonomie alimentaire locale, la biodiversité, le partage des récoltes et la transmission des savoirs ?

Une ville nourricière ne se mesure pas seulement en kilogrammes de fruits ou de légumes produits. Elle se mesure aussi à sa capacité à recréer du lien, à transmettre des connaissances, à renforcer la résilience locale et à rappeler que nous faisons partie du vivant qui nous nourrit.

D’UNE LOGIQUE DE SÉPARATION À LA COEXISTENCE  

Pendant des décennies, nos territoires ont été conçus selon une logique de séparation. Les logements d’un côté, les commerces d’un autre. Les zones d’activité ici, les espaces naturels là-bas. Chaque fonction possède son espace, chaque usage sa zone dédiée. Cette organisation a parfois apporté de l’efficacité. Elle a aussi multiplié les frontières invisibles entre les lieux, les activités et les habitants.

Nous souhaitons encourager une autre approche : celle de la coexistence.

Coexistence entre les usages, afin que les quartiers demeurent vivants à toute heure de la journée.

Coexistence entre les générations, afin que les enfants, les familles et les personnes isolées puissent partager les mêmes espaces de vie.

Coexistence entre les habitants permanents, les étudiants, les travailleurs de passage et les visiteurs, chacun participant à la richesse du territoire.

Coexistence également entre les activités humaines et le vivant, non comme deux mondes séparés mais comme les composantes d’un même ensemble.

Cette réflexion concerne aussi les formes d’habitat et les matériaux de construction. Pendant des siècles, chaque territoire a développé une architecture adaptée à son climat, à ses ressources et à son histoire. La pierre, le bois, la terre crue, le torchis ou le bambou ont façonné des paysages variés et des savoir-faire souvent remarquables. Aujourd’hui, alors que certaines ressources comme le sable utilisé dans la fabrication du béton sont de plus en plus sollicitées à l’échelle mondiale, il paraît pertinent d’encourager une plus grande diversité constructive et de redonner leur place aux matériaux locaux lorsque cela est possible.

Construire ne consiste pas seulement à produire des bâtiments.

C’est aussi créer des lieux capables d’accueillir des modes de vie différents, de traverser le temps et de préserver l’identité des territoires.

Un urbanisme réussi est celui qui permet à des réalités différentes de coexister harmonieusement dans un même espace.

A man and a woman riding a bike in front of a building
a group of people sitting outside of a restaurant
person standing on brown rock formation looking at waterfalls during daytime
forest trees

CE QUE NOUS CHOISISSONS DE PRÉSERVER 

Certaines richesses ne se reconstruisent pas facilement.

Une falaise façonnée par les siècles, une forêt ancienne, un paysage remarquable, une rivière sauvage, une zone humide ou un littoral préservé représentent souvent bien davantage qu’un simple espace disponible sur une carte.

Ils constituent une mémoire vivante des territoires.

Pourtant, lorsque des enjeux économiques, énergétiques, industriels ou immobiliers apparaissent, ces espaces se retrouvent parfois soumis à de fortes pressions.

Nous comprenons la nécessité de produire, de construire, de se loger, de se déplacer et d’adapter nos infrastructures aux besoins de la société.

Mais nous pensons qu’une question mérite toujours d’être posée avant chaque projet : Est-ce vraiment nécessaire ? Si oui, existe-t-il un autre endroit ?

Car certains lieux possèdent une valeur qui dépasse largement leur seule rentabilité.

Ils participent à l’identité d’un territoire, à sa beauté, à son attractivité, à sa biodiversité et parfois simplement au sentiment de liberté qu’ils procurent.

La question n’est pas de sanctuariser chaque parcelle de nature. La question est de savoir quelles sont les choses que nous acceptons de ne pas sacrifier, même lorsqu’elles deviennent rentables.

Cette réflexion concerne les littoraux, les forêts remarquables, les berges des rivières, certains paysages emblématiques, mais également tous ces espaces du quotidien qui permettent encore aux habitants de conserver un lien avec le vivant.

Car certaines décisions engagent plusieurs générations. Un bâtiment peut être démoli. Une infrastructure peut être déplacée. Mais certains paysages, une fois transformés, disparaissent parfois pour toujours. Préserver un lieu ne signifie pas refuser le progrès. C’est parfois choisir où nous souhaitons qu’il s’exprime. Car certains horizons valent davantage que ce qu’ils pourraient rapporter à court terme.

ÉTAT DES LIEUX DU VIVANT

On ne protège bien que ce que l’on connaît.

Comme l’écrivait le naturaliste Jean Dorst : « Nous ne défendons bien que ce que nous aimons, nous n’aimons que ce que nous comprenons et nous ne comprenons que ce qu’on nous a appris. »

Avant d’engager des projets de restauration, de développement ou d’aménagement, il paraît nécessaire de disposer d’une connaissance aussi précise que possible de l’état réel des régions. Nous manifestons pour que chaque territoire puisse progressivement réaliser un état des lieux régulier de son patrimoine vivant.

Cet état des lieux pourrait inclure :

  •  les ressources en eau ;
  •  la qualité des sols ;
  •  les forêts ;
  •  les zones humides ;
  •  la biodiversité animale et végétale ;
  •  les continuités écologiques ;
  •  les ressources halieutiques ;
  •  les espaces agricoles ;
  •  les ressources minérales ;
  •  les niveaux de pollution ;
  •  les pressions exercées sur les écosystèmes.

L’objectif consiste à mieux comprendre afin de mieux décider. Car aucun médecin ne proposerait un traitement sans avoir préalablement établi un diagnostic. Il en va de même pour les territoires. L’eau peut être considérée comme la prise de sang du territoire. Les sols en constituent la peau vivante. Les forêts en sont les poumons.

La biodiversité en révèle l’équilibre général.

Observer ces indicateurs permet souvent de détecter les difficultés avant qu’elles ne deviennent des crises. De nombreux pays ont développé des programmes de suivi écologique particulièrement performants.

Le Costa Rica constitue l’un des exemples les plus remarquables. Après avoir connu une forte déforestation au cours du XXᵉ siècle, le pays a mis en place des politiques de suivi des écosystèmes, de protection des forêts et de rémunération des services rendus par la nature. Aujourd’hui, plus de la moitié de ss surface est à nouveau couverte de forêts et la biodiversité y connaît une remarquable dynamique de reconquête.

La Nouvelle-Zélande développe également des programmes de suivi très poussés concernant ses espèces endémiques, ses cours d’eau et ses milieux naturels afin d’orienter ses décisions publiques à partir de données de terrain régulièrement actualisées.

Pendant des décennies, l’Islande a construit sa gestion de la pêche sur un suivi scientifique extrêmement précis des populations de poissons. Les quotas sont régulièrement ajustés en fonction de l’état réel des stocks. Cela n’empêche pas tous les débats, mais cela permet de prendre les décisions à partir d’observations plutôt que de suppositions.

Le parc national de Yellowstone, aux États-Unis, constitue l’un des exemples les plus célèbres de l’interdépendance du vivant. Au début du XXᵉ siècle, les loups furent progressivement éliminés du parc. Leur disparition semblait alors anodine : il ne s’agissait que d’une espèce parmi d’autres. Pourtant, au fil des décennies, l’ensemble de l’écosystème fut profondément modifié. Privées de leur principal prédateur, les populations de cervidés, notamment les wapitis, augmentèrent fortement. Ces animaux se concentrèrent dans les vallées et le long des cours d’eau, où ils trouvent nourriture et protection. La pression de broutage devint alors excessive. La végétation des berges régressa progressivement sur de vastes secteurs. Les berges s’érodèrent davantage. Certaines zones humides se dégradèrent. La raréfaction des arbres et des arbustes affecta également de nombreuses autres espèces. Les castors et les oiseaux dépendant de ces habitats virent leurs populations diminuer. Certaines zones humides disparurent à leur tour. 

En 1995, les loups sont réintroduits dans le parc. Leur retour ne réduit pas seulement le nombre de cervidés. Il modifia également leur comportement. La végétation put alors se reconstituer dans de nombreux secteurs. Les castors revinrent. Les zones humides se développèrent. Les oiseaux retrouvèrent des habitats favorables. Les berges se stabilisèrent progressivement grâce au retour de la végétation.

Le retour des loups à Yellowstone a contribué à rétablir certains équilibres écologiques. En limitant la pression exercée par les grands herbivores sur certaines zones, leur présence a favorisé la régénération de plusieurs espèces végétales et participé à une évolution plus large de l’écosystème. Les scientifiques débattent encore de l’ampleur exacte de ces effets, mais l’expérience demeure l’un des exemples les plus étudiés de restauration écologique à grande échelle. 

Les scientifiques parlent parfois de « cascade trophique » pour décrire ce phénomène : l’action d’une espèce située au sommet de la chaîne alimentaire peut influencer indirectement l’ensemble de l’écosystème. Yellowstone rappelle ainsi une réalité fondamentale : dans le vivant, chaque espèce joue un rôle souvent plus important qu’il n’y paraît. La disparition d’un seul maillon peut modifier l’équilibre de l’ensemble. À l’inverse, la restauration de certains équilibres peut produire des effets positifs bien au-delà de l’espèce concernée.

L’observation constitue ainsi la première étape de toute résilience.

Cet exemple illustre l’une des convictions du Manifeste des Gouttes d’Eau : avant d’agir sur un espace, il est essentiel d’observer et de comprendre les liens qui unissent les êtres vivants entre eux. Car dans la nature, comme dans les sociétés humaines, tout est relié.

En France, les agences de l’eau, les parcs naturels régionaux, l’Office Français de la Biodiversité, les conservatoires d’espaces naturels, les fédérations de chasse comme de pêche ou encore de nombreuses associations réalisent déjà un travail considérable d’observation et de suivi. Le défi consiste désormais à relier les compétences, à faire circuler les connaissances et à transformer les informations disponibles en actions utiles pour les territoires et les citoyens. Les Alvéoles Territoriales pourraient contribuer à cette mission en réunissant habitants, scientifiques, agriculteurs, pêcheurs, forestiers, associations, élus et institutions afin de partager une vision commune de l’état réel du territoire.

Car il est difficile d’améliorer ce que l’on ne mesure pas.

Et il est impossible de protéger durablement ce que l’on ne connaît pas.

a bug sitting on top of a dandelion
green mantis near green plant
black and yellow bird standing on tree branch
brown animal near body of water
gray wolves near tree trunk
person in black jacket standing on river during daytime
a snow covered field with trees in the background
brown and white concrete house near green trees under blue sky during daytime
purple petaled flowers near trees

CULTURE, PAYSAGES ET IDENTITÉ DES TERRITOIRES

Chaque lieu est unique. Ces particularités constituent une richesse souvent sous-estimée. Au fil des siècles, les populations ont adapté leurs constructions, leurs cultures agricoles, leurs modes de vie et leurs activités aux réalités de leur environnement. De cette rencontre entre les êtres humains et leur territoire sont nés des paysages uniques, porteurs d’identité, de mémoire et de culture.

Les bocages normands, les vignobles de Bourgogne, les terrasses méditerranéennes, les villages alpins, les canaux néerlandais ou les rizières d’Asie racontent chacun une histoire différente. Ils témoignent d’une longue adaptation entre les communautés humaines et le vivant.

À travers le monde, les territoires qui conservent cette singularité figurent souvent parmi les plus attractifs. Non parce qu’ils sont figés dans le passé, mais parce qu’ils ont su évoluer tout en préservant leur caractère propre.

La Toscane demeure reconnaissable par l’association de ses collines, de ses cyprès, de ses oliveraies et de ses villages de pierre. La Provence conserve son identité à travers ses restanques, ses oliviers et ses paysages façonnés par des siècles d’agriculture. Les Alpes, les côtes bretonnes ou les campagnes normandes possèdent elles aussi des marqueurs paysagers immédiatement identifiables.

Cette diversité contribue à la qualité de vie autant qu’à la richesse culturelle et écologique des territoires. Dans un monde de plus en plus connecté, la préservation des identités locales constitue également une forme de robustesse. Elle favorise l’attachement des habitants à leur territoire, soutient les savoir-faire locaux, encourage le tourisme respectueux et participe à la protection de la biodiversité.

L’objectif n’est pas de figer les territoires dans une photographie du passé.

L’objectif est de permettre à chaque territoire de continuer à évoluer en s’appuyant sur ce qui fait sa singularité.

Comme les écosystèmes naturels, les territoires tirent souvent leur force de leur diversité. 

Préserver cette diversité, c’est préserver une partie de la richesse du monde vivant et humain.

Et maintenant ?

Le Manifeste des Gouttes d’Eau est né d’une conviction simple : nos sociétés peuvent évoluer en douceur en reliant les grands sujets de la vie publique et celles et ceux qui agissent déjà.

Il propose une base commune aux citoyens, associations, collectifs et réseaux engagés dans des domaines différents. Chacun garde son identité et son expertise. En faisant apparaître ce qui relie leurs engagements, ils peuvent donner plus de poids à ce qu’ils portent déjà, y compris à l’échelle nationale.

Dans un premier temps, cette évolution prend forme aux côtés des initiatives et des structures existantes grâce aux Alvéoles : de petits groupes réunis autour d’un sujet ou d’un territoire pour croiser les expériences et faire émerger des actions concrètes.

Chaque participation compte. À l’image des gouttes d’eau qui, ensemble, nourrissent la vie, nos forces réunies peuvent porter plus loin les actions de chacun. L’urgence nous invite à commencer par ce qui nous rassemble et à apprendre en avançant.